Structuration financière : 7 erreurs qui font capoter un financement (et comment les éviter)
Les 7 erreurs qui font capoter un financement
Hypothèses “optimistes” non sourcées
Revenus surestimés, coûts sous-estimés, comparables absents : le financeur applique une décote automatique.
CAPEX incomplet (ou sans buffer)
Oublis récurrents : honoraires, FF&E, taxes, raccordements, contingencies, dérapages planning.
Structure de dette mal calibrée
Tenor, différé, covenants : si le DSCR n’est pas robuste, le montage est rejeté ou renchéri.
Gouvernance & responsabilités floues
Qui décide ? Qui signe ? Qui exécute ? Le flou génère du risque — et le risque coûte.
Pas (ou peu) de stress-tests
Sans downside crédible, tu demandes de la confiance. Le marché ne fonctionne pas à la confiance.
Absence de narrative “investisseur-ready”
Un modèle sans histoire : le “pourquoi maintenant” manque, et le comité n’embarque pas.
Data room faible (preuves manquantes)
Urbanisme, foncier, devis, contrats, planning : sans pièces, le deal glisse… ou meurt.
Comment éviter ces erreurs (plan d’action simple)
- 1) Formaliser une “one-pager” + hypothèses sourcées (comparables, benchs, données locales).
- 2) Décomposer CAPEX/OPEX + ajouter un buffer réaliste + phaser les décaissements.
- 3) Construire 3 scénarios (base/downside/worst-case crédible) + analyser DSCR/LTV/IRR.
- 4) Clarifier gouvernance, rôles, droits de veto, reporting, et plan de mitigation des risques.
- 5) Structurer une data room minimale “bankable” + versioning du modèle financier.
Conclusion
Un financement se gagne avant la négociation : dans la clarté du dossier, la robustesse des hypothèses, et la capacité à défendre le montage en comité. Si tu règles ces 7 points, tu passes d’un “peut-être” à un “oui, sous conditions”.
Besoin d’un “structuring review” avant d’aller voir les financeurs ?
On challenge ton montage (hypothèses, dette/equity, covenants, scénarios, data room) pour augmenter la probabilité de closing.
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